Tête à Tête

07/06/2018 - 28/07/2018

Tête à Tête
Karen Farkas
Melissa Coote
Melissa Coote
Karen Farkas
Karen Farkas
Karen Farkas
Karen Farkas
Melissa Coote
Melissa Coote
Melissa Coote
Melissa Coote
Melissa Coote
Melissa Coote
Karen Farkas
Karen Farkas
Karen Farkas
Karen Farkas
Melissa Coote
Melissa Coote
Melissa Coote
Melissa Coote
Melissa Coote
Melissa Coote
Karen Farkas
Melissa Coote
Melissa Coote
Melissa Coote
Melissa Coote
Karen Farkas
Karen Farkas
Karen Farkas
Karen Farkas
Melissa Coote
Melissa Coote
Melissa Coote
Melissa Coote
Karen Farkas
Karen Farkas
Karen Farkas
Karen Farkas
Karen Farkas
Karen Farkas
Melissa Coote
Melissa Coote
Melissa Coote
Melissa Coote

Pour cette nouvelle exposition, la galerie baudoin lebon présente deux artistes dont les travaux semblent avoir peu en commun, mais un sujet unique : le corps.
Si Mélissa Coote s’expose via l’immense et l’infiniment petit, Karen Farkas elle, se représente par la suggestion et le mouvement.
Mais toutes deux recherchent l’équilibre entre l’intérieur et le visible, le montrable et le caché. Les oeuvres de Melissa Coote et de Karen Farkas invitent à l’intimité et à la distance.
Ce tête à tête nous ouvre au dialogue, au partage de points de vue entre deux femmes, deux continents, deux démarches et deux techniques, tel qu’on aimerait partager avec l’ami ou l’inconnu.

mélissa coote


Gigantisme et profondeur définissent le travail de Mélissa Coote.


Ce parti-pris d’une échelle hors norme, pousse - malgré nos idées bien ancrées - à nous interroger sur ce qui s’affiche devant nos yeux : l’évidence du corps, tels des paysages topographiques dont chaque bosse, chaque creux est détaillé, accentué. A cela s’ajoute une autre dimension : le passage de l’intérieur à l’extérieur, de l’intériorité au visible. L’artiste met en avant ce qui se cache, ce que l’on connaît peu ou auquel on ne prête pas suffisamment attention comme les mains, une chevelure, un torse ou un cœur.


Mélissa, en sacralisant ces parties oubliées du corps s’apparentant à des memento mori ou des vanités, renoue à la fois avec l’histoire de l’art et les représentations de talismans dans les cultures non-occidentales.


Cette rencontre entre l’art et le rituel apporte aux œuvres le pouvoir de nous absorber et de nous envoûter. L’art de Mélissa Coote demande que nous élevions nos attentes à des choses ordinaires. Elle porte son attention, notre attention à l’intuitif, à l’histoire interne du corps.


La fonction organique et vitale d’une main ou d’un cœur par exemple, est délaissée pour sa qualité esthétique.


 L’influence de Gerhard Richter se retrouve dans les œuvres de Mélissa Coote, plus particulièrement dans ses estompages  (avec du papier de verre ou de la laine de mouton), l’artiste sublime ce qui d’emblée semblait désuet ou laid. L’aspect final ainsi obtenu, le rendu hyperréaliste des œuvres peut faire référence à de la photographie, discipline qui tient une place prépondérante  dans le travail de l’artiste. Elle y a d’ailleurs consacré beaucoup de temps au début de sa carrière.


Outre l’allure générale  de ses dessins  qui s’apparentent parfois à de la photographie, Coote parvient à nous révéler par touches  diverses,  la présence  de la lumière qui, tantôt éclaire un détail, tantôt le dissimule.  La référence directe à la photographie noir et blanc y est ici clairement manifeste.


A travers le prisme de Mélissa Coote, nous pouvons répondre à un objet, une idée, une œuvre en l’utilisant comme un pont, une façon de dépasser l’ordinaire.


Comment ? Probablement par un autre état de conscience.


 


karen farkas


 Si Karen Farkas, après un diplôme de l’Ecole d’Architecture Paris Villemin, s’est d’abord lancée dans cette voie, la découverte du peintre Balthus lors d’une exposition dans le Morvan, en 1999, fut pour elle à la fois une révélation et une libération. Les leçons d’architecture apprises n’ont pas été oubliées, elles lui ont permis d’opérer une synthèse entre une recherche de structure, un lâcher prise et une rupture de l’équilibre.


La puissance du hasard, de ces formes qui s’imposent d’elles-mêmes, se révèle dans le travail de Karen Farkas, grâce à l’emploi de la coulure. La part d’inconnu, d’imprévisible est constitutif de l’oeuvre. Le motif ou sujet ainsi créé, s’érige dans ce paradoxe d’équilibre et de déséquilibre, stigmates des coulures. Le résultat né de cette expérience intérieure retranscrit les couleurs, les réserves de blanc (sortes de respiration) et le mouvement, que l’artiste synthétise par la notion « d’abstraction narrative ». Rien n’est figé, tout est en progression.