Peinture
Elissa MARCHAL

Présentation

Pour fêter cette nouvelle année, la galerie baudoin lebon présente pour la première fois le travail d’Elissa Marchal.
Cette plasticienne dont la carrière n’a pas été rectiligne, apprivoise les couleurs et les formes dans ses tableaux-sculptures ou sculptures-tableaux. Elle parvient à bousculer nos idées reçues et nous oblige à poser sur son travail un regard objectif et neuf.

Biographie

Née en 1973 à Paris où elle vit et travaille, Elissa Marchal appartient à cette génération d’artistes qui ont poursuivi le chemin engagé au XXème siècle de l’art abstrait, tout en démontrant une réelle capacité à renouveler ce mouvement initié par les Modernes au XXIème siècle (Van Velde, Mondrian, Matisse etc.).
Son travail est principalement sériel et orienté vers une réflexion sur la forme et la couleur travaillée de manière lumineuse. Elle a souvent participé au Salon de Montrouge et celui des Réalités Nouvelles qui sont des lieux de référence en France pour découvrir de nouveaux artistes talentueux.

 

Expositions personnelles


2017
 Galerie Anne-Laure Jalouneix (Bordeaux), "Horizons et Sédimentations"
Château de Chassagne-Montrachet (Bourgogne), "Horizons"


2014
Galerie Anne-Laure Jalouneix (Bordeaux) , "Medium 1.14 - Horizontales et verticales"


2013
Galerie du Haut-Pavé (Paris), "Assemblages"

 

Expositions collectives

2017

Galerie Wagner (Le Touquet), "Couleurs plurielles" "De l'original au multiple"
"Lignes, Harmonies et Contrepoints"
Galerie du Haut-Pavé (Paris) Exposition événement à l'occasion de la sortie du catalogue 2007-2017
Carrément 4 (Paris)
2016

Galerie Wagner (Le Touquet) "Hommage au carré"
Galerie du Haut-Pavé (Paris) "Petits formats"


2015

Galerie du Haut-Pavé (Paris) "De rendez-vous en rendez-vous"
Gallery Satoru (Tokyo, Japon) "Thought on Paper"


2014

Galerie du Haut-Pavé (Paris) "De rendez-vous en rendez-vous"
Galerie ParisCONCRET (Paris) "Toujours simple"
Service Culturel de Gentilly Propositions d'acquisition pour le Fonds Municipal d'Art Contemporain

Galerie Le Corbusier, Trappes-en-Yvelines, "Regard sur la jeune abstraction contemporaine"


2013

Service Culturel de Gentilly "Couleurs, lueurs &co"
Galerie Paris CONCRET (Paris) "Line upon line"


2012

« Novembre à Vitry »


2011

« Novembre à Vitry »


2010

Gallery Satoru (Tokyo, Japon)


2009

Tokyo Contemporary Art Fair (Galerie Satoru)


2008

Salon de Mai
2007

« Novembre à Vitry »
Salon de Montrouge
Salon des Réalités Nouvelles
Gallery Satoru (Tokyo, Japon)


2006

Centre culturel de St-Genis-Pouilly (Ain)
Salon de Montrouge
Salon des Réalités Nouvelles


2005

Salon des Réalités Nouvelles

2004

Salon des Réalités Nouvelles

collections publiques

Le travail d’Elissa Marchal est de prime abord ludique, on ressent ses œuvres telles qu’on les voit.
Puis on s’approche et le mental s’active.
Chez l’artiste tout est un rapport de contraires, de contradictions et de complémentarités.
Sa création s’inscrit dans une longue tradition qui explore les relations entre architecture et art.
Malgré l’évidence, rien n’est concédé ni offert. Ici elle joue avec nos perceptions visuelles contredites par nos propres expériences ou celles qui nous ont été inculquées, au travers des notions d’apparition, de disparition, d’absorption, de diffusion et de vibration.
Exploiter cette relation, c’est amener le spectateur à plus d’attention, à forcer son regard, et découvrir ce qui impacte sur la perception de l’espace exposé, au-delà du simple rapport de l’ombre à la lumière.
L’irradiation sensible des formes orthogonales, leur léger reflet réciproque, et leur aptitude à entrer en résonance avec l’espace environnemental permettent à l’artiste de créer un art concret qui fait participer l’amateur à une expérience physique et sensorielle à peine perceptible mais bien réelle.
Les matériaux utilisés jouent leur rôle mais ne seraient rien sans les éléments extérieurs, qui, telle la lumière apporte un mouvement, une perception, un rythme.
De leur passé de meilleurs ennemis, le dessin et la couleur sont cette fois-ci réconciliés dans une approche sage en apparence, mais profondément iconoclaste, qui bouscule les fondamentaux historiques de l’art occidental.
Tous les éléments de son œuvre sont détournés de leur usage premier ou tout du moins utilisés de façon inattendue.
Auparavant, le cadre était utilisé de façon purement décorative, il accompagnait le tableau, le sublimant ou au contraire l’appauvrissant parfois. Chez Marchal, le cadre est le tableau. Il transpose tout notre imaginaire pictural.
La transcription n’est pas l’essentiel, l’interprétation, oui. L’objet d’art réside ici dans notre capacité à extrapoler, à se sortir du tout défini, du référencé, du connu, du trop vu.
L’intérêt primordial dans ses œuvres est la façon dont chacun perçoit et reçoit l’œuvre.
Le spectateur devient acteur.
De toute évidence, le support seul ne suffit pas.
De plus, la qualité intrasèque de l’œuvre, qu’elle soit bi ou tri – dimensionnelle, nous permet de passer de la peinture à la sculpture et de faire des allers – retours sans complexe parmi ses différents travaux : Constructions, Cadres, Jalousies et Horizons.
Chaque œuvre a sa particularité et en même temps la remise en cause des idées préconçues est perpétuelle.
Les couleurs, la lumière ont leur rôle, l’espace aussi.
Est-on en train de regarder une peinture ou un objet ? Peut-être. Si l’on pense aux Horizons.
Mais sont-ce uniquement des aplats de couleur ?
Et les Jalousies, comment les définir ? Nous permettent-elles d’être voyeur, scrutateur ou simple spectateur ? Doit-on être actif ou passif, regarder entre les lattes ou être captif de leur reflet ?