ELISSA MARCHAL- REVELER

10/01/2019 - 16/02/2019

ELISSA MARCHAL- REVELER
Elissa MARCHAL
Elissa MARCHAL
Elissa MARCHAL
Elissa MARCHAL
Elissa MARCHAL
Elissa MARCHAL
Elissa MARCHAL
Elissa MARCHAL
Elissa MARCHAL
Elissa MARCHAL
Elissa MARCHAL
Elissa MARCHAL
Elissa MARCHAL
Elissa MARCHAL
Elissa MARCHAL
Elissa MARCHAL
Elissa MARCHAL
Elissa MARCHAL

Pour fêter cette nouvelle année, la galerie baudoin lebon présente pour la première fois le travail d’Elissa Marchal.
Cette plasticienne dont la carrière n’a pas été rectiligne, apprivoise les couleurs et les formes dans ses tableaux-sculptures ou sculptures-tableaux. Elle parvient à bousculer nos idées reçues et nous oblige à poser sur son travail un regard objectif et neuf.

Le travail d’Elissa Marchal est de prime abord ludique, on ressent ses œuvres telles qu’on les voit.
Puis on s’approche et le mental s’active.
Chez l’artiste tout est un rapport de contraires, de contradictions et de complémentarités.
Sa création s’inscrit dans une longue tradition qui explore les relations entre architecture et art. Malgré l’évidence, rien n’est concédé ni offert.
Ici on joue avec nos perceptions visuelles contredites par nos propres expériences ou celles qui nous ont été inculquées, au travers des notions d’apparition, de disparition, d’absorption, de diffusion et de vibration.Les matériaux utilisés jouent leur rôle mais ne seraient rien sans les éléments extérieurs, telle la lumière qui apporte un mouvement, une perception, un rythme.
De leur passé de meilleurs ennemis, le dessin et la couleur sont cette fois-ci réconciliés dans une approche sage en apparence, mais profondément
iconoclaste, qui bouscule les fondamentaux historiques de l’art occidental.
Tous les éléments de son œuvre sont détournés de leur usage premier ou tout du moins utilisés de façon inattendue.
Auparavant, le cadre était utilisé de façon purement décorative, il accompagnait le tableau, le sublimant ou au contraire l’appauvrissant parfois.
Chez Marchal, le cadre est le tableau. Il transpose tout notre imaginaire pictural.
La transcription n’est pas l’essentiel, l’interprétation, oui. L’objet d’art réside ici dans notre capacité à extrapoler, à se sortir du tout défini, du référencé, du connu, du trop vu.
L’intérêt primordial dans ses œuvres est la façon dont chacun les perçoit et les reçoit. Le spectateur devient acteur.
De toute évidence, le support seul ne suffit pas.
De plus, la qualité intrinsèque de l’œuvre, qu’elle soit bi ou tri – dimensionnelle, nous permet de passer de la peinture à la sculpture et de faire des allers – retours sans complexe parmi ses différents travaux : Constructions, Cadres, Jalousies et Horizons.


Chaque œuvre a sa particularité et en même temps la remise en cause des idées préconçues est perpétuelle.
Est-on en train de regarder une peinture ou un objet ? Peut-être, si l’on pense aux Horizons. Mais sont-ce uniquement des aplats de couleur ? Les couleurs, la lumière ont leur rôle, l’espace aussi.
Et les Jalousies, comment les définir? Nous permettent-elles d’être voyeur, scrutateur ou simple spectateur ? Doit-on être actif ou passif, regarder entre les lattes ou être captif de leur reflet ?
Tout s’articule autour du jeu : celui des contradictions, des évidences, de l’exploration, des variations, des vibrations, etc. L’artiste elle-même est un détournement de nos idées reçues : elle n’utilise pas de pinceau.
Ainsi se redéfinit l’objet d’art, ses limites physiques et intellectuelles.
Il se révèle, se dévoile.